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Comment investir en bourse : guide pratique débutant 2025

Ouvrir un PEA, choisir un ETF, éviter les erreurs fiscales : guide complet pour investir en bourse dès 50 € par mois en 2025.

13 min de lecture
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Comment investir en bourse : guide pratique pour débuter

La bourse reste l’un des rares outils accessibles au grand public capables de faire fructifier un patrimoine sur le long terme de manière significative. Pourtant, selon une étude AMF (Autorité des marchés financiers) publiée en 2024, seulement 7,4 % des Français détiennent directement des actions en portefeuille, contre près de 55 % aux États-Unis. Cet écart colossal s’explique par une culture financière insuffisante et des peurs souvent mal calibrées face à la volatilité des marchés. Or, sur les 30 dernières années, le CAC 40 dividendes réinvestis a délivré un rendement annuel moyen de 8,5 %, transformant 10 000 € investis en 1995 en plus de 110 000 € aujourd’hui.

L’enjeu est concret : l’inflation française a atteint 4,9 % en 2023 avant de redescendre autour de 2,1 % en 2024, mais les livrets d’épargne réglementés peinent structurellement à protéger le pouvoir d’achat sur 20 ou 30 ans. Le Livret A, plafonné à 22 950 € et rémunéré à 3 % depuis le 1er février 2025, reste positif en termes réels pour l’instant, mais son taux est voué à baisser dès que l’inflation se stabilisera durablement. L’investissement boursier n’est donc pas un luxe réservé aux fortunés : c’est une nécessité patrimoniale pour quiconque veut préserver et développer son capital sur le long terme.

Ce guide s’adresse à celui ou celle qui n’a jamais passé un ordre en bourse, ou qui l’a fait sans vraiment comprendre les mécanismes à l’œuvre. Vous y trouverez des étapes concrètes, des chiffres précis, des comparatifs d’outils, et surtout les erreurs qui coûtent cher et que l’on peut facilement éviter.


1. Comprendre les bases avant d’investir le premier euro

Qu’est-ce qu’une action, une obligation et un ETF ?

Investir en bourse, c’est d’abord acheter une fraction de la propriété d’une entreprise. Une action représente une part du capital d’une société cotée : en achetant une action TotalEnergies, vous devenez copropriétaire à hauteur de votre mise et bénéficiez des dividendes versés ainsi que de la potentielle hausse du cours. En contrepartie, si l’entreprise performe mal, la valeur de votre action chute.

Une obligation est un prêt que vous accordez à une entreprise ou à un État. L’émetteur s’engage à vous rembourser le capital à l’échéance et à vous verser des intérêts (le “coupon”) entre-temps. Les obligations sont généralement moins risquées que les actions mais offrent des rendements inférieurs — les OAT françaises à 10 ans s’échangeaient autour de 3,3 % début 2025.

Un ETF (Exchange-Traded Fund, ou fonds indiciel coté) est un panier de titres qui réplique la performance d’un indice boursier comme le CAC 40, le S&P 500 ou le MSCI World. C’est l’instrument le plus recommandé pour un débutant : diversification instantanée, frais de gestion bas (entre 0,05 % et 0,40 % par an pour les meilleurs ETF), et liquidité quotidienne. Un ETF MSCI World inclut par exemple environ 1 400 entreprises de 23 pays développés en un seul titre.

Le couple rendement/risque : la règle d’or

Tout actif financier obéit à une loi immuable : plus le rendement potentiel est élevé, plus le risque de perte est important. Cette corrélation n’est pas une opinion, c’est la structure fondamentale des marchés financiers. Voici un tableau de référence pour calibrer ses attentes :

Classe d’actifRendement annuel moyen historiqueRisque de perte à 1 anHorizon recommandé
Livret A2 à 3 % (plafonné par la loi)Quasi nul (garanti par l’État)Court terme
Obligations d’État (OAT)3 à 4 % (taux 2025)Faible (< 5 % en valeur de marché)3 à 7 ans
ETF actions monde (MSCI World)7 à 9 % annualisé sur 30 ansÉlevé ponctuellement (−34 % en 2020)8 ans minimum
Actions individuellesVariable (−100 % possible)Très élevé (concentration)10 ans minimum
CryptomonnaiesTrès variable (+1000 % / −80 %)ExtrêmeSpéculatif

Cette grille de lecture est indispensable : un investisseur qui place ses économies de court terme sur des actions et doit vendre en période de crise réalise mécaniquement des pertes. Le temps est le principal allié de l’investisseur boursier.


2. Choisir le bon support fiscal : PEA, CTO ou assurance-vie

Le choix de l’enveloppe fiscale où vous logez vos investissements est aussi important que le choix des titres eux-mêmes. En France, trois véhicules principaux s’offrent à vous, chacun avec ses règles propres.

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA)

Le PEA est une enveloppe fiscale créée par la loi du 16 juillet 1992, régulièrement modifiée depuis. Il permet d’investir jusqu’à 150 000 € (plafond des versements) dans des actions européennes ou des ETF éligibles, et de bénéficier d’une exonération totale d’impôt sur les plus-values après 5 ans de détention (hors prélèvements sociaux de 17,2 %).

Concrètement : vous réalisez 50 000 € de plus-value sur votre PEA ouvert depuis 6 ans. Vous ne paierez que 17,2 % × 50 000 = 8 600 € de prélèvements sociaux, contre 30 % (flat tax) soit 15 000 € sur un compte-titres ordinaire. L’économie est de 6 400 €.

Inconvénient majeur : tout retrait avant 5 ans entraîne la clôture du plan (sauf exceptions légales depuis la loi PACTE de 2019) et une imposition au taux de 22,5 % si le retrait intervient avant 2 ans. L’univers d’investissement est limité aux entreprises ayant leur siège dans l’Espace Économique Européen — ce qui exclut les géants américains comme Apple ou Amazon en direct, mais les ETF MSCI World éligibles PEA contournent partiellement cette contrainte via des structures synthétiques.

Le Compte-Titres Ordinaire (CTO)

Le CTO ne connaît aucune limite de versement ni restriction géographique. Vous pouvez y acheter des actions américaines, asiatiques, des obligations, des ETF du monde entier. La contrepartie est fiscale : toutes les plus-values et dividendes sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % (12,8 % d’IR + 17,2 % de prélèvements sociaux), sauf option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu si elle s’avère plus avantageuse.

Le CTO est idéal comme complément au PEA une fois le plafond de ce dernier atteint, ou pour les stratégies nécessitant une flexibilité totale.

L’Assurance-Vie : l’enveloppe polyvalente

L’assurance-vie n’est pas qu’un produit d’épargne prudente : c’est une enveloppe qui permet d’investir en unités de compte (UC), c’est-à-dire des ETF, des SCPI ou des fonds diversifiés. Après 8 ans de détention, chaque année vous bénéficiez d’un abattement fiscal de 4 600 € sur les gains retirés (9 200 € pour un couple), au-delà desquels le taux d’imposition est de 24,7 % (7,5 % IR + 17,2 % PS). Elle offre également des avantages successoraux considérables : les bénéficiaires désignés reçoivent jusqu’à 152 500 € chacun hors droits de succession (article 990 I du Code général des impôts).

Inconvénient : les frais sont plus élevés qu’un PEA ou CTO en ligne — entre 0,5 % et 1 % de frais de gestion annuels sur les UC selon les contrats, auxquels s’ajoutent les frais de l’ETF sous-jacent.


3. Ouvrir un compte et choisir son courtier en 2025

Les critères de sélection d’un courtier

Un courtier en ligne (ou broker) est l’intermédiaire agréé par l’AMF ou son équivalent européen qui vous permet de passer des ordres de bourse. En 2025, le marché français est dominé par quelques acteurs aux profils très différents :

CourtierTypeFrais par ordre (actions françaises)PEA disponibleCTO disponibleDépôt minimum
BoursobankBanque en ligne1,99 € (ordre < 500 €)OuiOui0 €
Trade RepublicNéo-courtier européen1 € fixeOui (depuis 2023)Oui10 €
FortuneoBanque en ligne1,95 € (ordre < 500 €)OuiOui0 €
Interactive BrokersCourtier international0,05 % (min. 1,25 €)NonOui0 €
Saxo BanqueCourtier spécialisé0,08 % (min. 2,99 €)OuiOui0 €

Pour un débutant, Trade Republic ou Boursobank offrent le meilleur équilibre simplicité/coût. Trade Republic propose notamment des plans d’investissement programmés (à partir de 1 €) sur des ETF, ce qui facilite la mise en place d’un investissement régulier automatisé.

Les étapes concrètes pour ouvrir un PEA en ligne

  1. Choisir votre courtier selon vos critères (frais, interface, accès mobile)
  2. Préparer les documents : pièce d’identité, justificatif de domicile de moins de 3 mois, RIB
  3. Remplir le formulaire KYC (Know Your Customer) obligatoire réglementairement selon la directive MIF II — questions sur votre situation financière, expérience et tolérance au risque
  4. Signer électroniquement le contrat d’ouverture de compte
  5. Effectuer un premier virement (délai : 1 à 3 jours ouvrés selon les banques)
  6. Passer votre premier ordre : commencez par un ETF indiciel plutôt qu’une action individuelle

Important : vous ne pouvez détenir qu’un seul PEA par personne physique, et un seul PEA-PME (plafond de 225 000 €, dédié aux PME et ETI européennes). Toute ouverture d’un second PEA est passible d’une amende fiscale (article 1765 du CGI).


4. Construire sa stratégie d’investissement : méthodes et allocation

L’investissement progressif (DCA) : la méthode des débutants avisés

Le Dollar Cost Averaging (DCA), ou investissement programmé en français, consiste à investir une somme fixe à intervalles réguliers, indépendamment du niveau du marché. Cette méthode élimine le problème du “timing” — personne, pas même les professionnels, ne peut prédire le point le plus bas d’un marché.

Exemple concret chiffré : Pauline investit 200 € par mois sur un ETF MSCI World depuis janvier 2024. En 12 mois, elle a investi 2 400 €. Le prix de l’ETF a fluctué entre 45 € et 65 €. Grâce au DCA, son prix de revient moyen est de 54 € par part, meilleur que si elle avait tout investi en une seule fois à 65 € (en mars 2024, au plus haut). Si l’ETF cote 70 € fin 2024, sa performance est de +29,6 % vs +7,7 % pour un investissement lump sum au plus haut.

L’allocation d’actifs selon votre profil

L’allocation désigne la répartition de votre portefeuille entre différentes classes d’actifs. Elle doit être dictée par deux paramètres : votre horizon de placement et votre tolérance psychologique aux baisses.

Une règle empirique connue sous le nom de “règle des 110” suggère de soustraire votre âge à 110 pour obtenir le pourcentage à allouer aux actions. À 30 ans : 80 % actions / 20 % obligations. À 60 ans : 50 % actions / 50 % obligations. Cette règle reste approximative mais donne un cadre utile.

Exemple de portefeuille débutant simple et efficace :

  • 70 % ETF MSCI World (exposition aux marchés développés mondiaux)
  • 15 % ETF Emerging Markets (marchés émergents : Inde, Brésil, Chine…)
  • 15 % ETF obligations européennes ou fonds en euros (assurance-vie)

Ce portefeuille à trois lignes est suffisant pour démarrer. Il couvre environ 85 % de la capitalisation boursière mondiale avec des frais totaux inférieurs à 0,30 % par an.


5. La fiscalité des investissements boursiers en 2025 : ce que vous devez déclarer

Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU)

Instauré par la loi de finances 2018, le PFU (ou “flat tax”) à 30 % s’applique par défaut à tous les revenus du capital (dividendes, plus-values de cession, intérêts) réalisés hors PEA et hors assurance-vie dans les premières années. Ce taux se décompose en 12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux (CSG + CRDS).

Option pour le barème progressif : si votre tranche marginale d’imposition est de 11 % ou 0 %, vous pouvez opter pour le barème progressif de l’IR, souvent plus avantageux. Cette option est globale et irrévocable pour l’année concernée — elle s’applique à l’ensemble de vos revenus du capital.

Ce que vous devez déclarer et quand

Depuis 2018, les courtiers français transmettent automatiquement à l’administration fiscale l’IFU (Imprimé Fiscal Unique) récapitulant vos plus-values et dividendes. Vous devez vérifier et valider ces données dans votre déclaration de revenus (formulaires 2042 et 2074) chaque printemps.

Simulation fiscale chiffrée : Théo a réalisé 8 000 € de plus-values sur son CTO en 2024 et reçu 1 200 € de dividendes. Total imposable : 9 200 €.

  • Avec PFU : 9 200 × 30 % = 2 760 € d’impôt
  • Avec barème progressif (TMI 11 %) : 9 200 × (11 % + 17,2 %) = 9 200 × 28,2 % = 2 594 €
  • Économie en optant pour le barème : 166 € — marginal mais réel pour les petits portefeuilles

Pour les non-résidents fiscaux français, les règles diffèrent selon les conventions fiscales bilatérales. Il convient de consulter l’article 119 bis du CGI et la convention applicable.


6. Les erreurs classiques qui coûtent cher aux débutants

Erreur n°1 : Investir sans fonds d’urgence préalable

Avant d’investir en bourse, vous devez disposer d’une épargne de précaution équivalente à 3 à 6 mois de dépenses courantes, placée sur un livret liquide (Livret A, LDDS). Sans ce coussin, vous risquez de devoir vendre vos actions en urgence, potentiellement au pire moment (en période de krach), pour faire face à une dépense imprévue.

Erreur n°2 : Essayer de “timer” le marché

Des études académiques répétées (notamment Dalbar Study, publiée annuellement aux États-Unis) montrent que l’investisseur individuel moyen sous-performe l’indice de 1,5 à 3 % par an, précisément parce qu’il achète après les hausses et vend après les baisses. La solution : automatiser ses investissements et ne pas regarder son portefeuille quotidiennement.

Erreur n°3 : Concentrer sur des actions individuelles trop tôt

Acheter uniquement des actions d’une poignée d’entreprises expose à un risque de perte totale sur ces positions. En 2023, certains détenteurs de SVB (Silicon Valley Bank) ont vu leur investissement fondre de 100 % en 48 heures. La diversification via ETF protège structurellement contre ce risque.

Erreur n°4 : Ignorer les frais cachés

Des frais de 1 % annuels supplémentaires sur 30 ans réduisent votre capital final de 26 %. Sur un portefeuille de 100 000 €, c’est 26 000 € perdus. Comparez systématiquement le TER (Total Expense Ratio) des ETF avant d’investir. Un ETF MSCI World de chez Amundi ou iShares coûte entre 0,12 % et 0,20 % par an — évitez les fonds actifs facturant 1,5 % à 2 %.

Erreur n°5 : Négliger la déclaration fiscale

Ne pas déclarer ses plus-values ou ses dividendes est une erreur sanctionnée par des pénalités pouvant aller jusqu’à 80 % des droits éludés en cas de manœuvres frauduleuses (article 1729 du CGI). L’administration fiscale croise les données des courtiers avec vos déclarations depuis 2019.

Erreur n°6 : Se laisser emporter par les tendances

Les cryptomonnaies, l’IA, les SPACs… Chaque décennie produit ses modes. Un débutant qui suit aveuglément une “tendance” sans comprendre le sous-jacent expose son capital à des pertes extrêmes. La règle concrète : n’investissez jamais dans ce que vous ne pouvez pas expliquer en 60 secondes.


Conclusion — Notre avis et recommandation

Investir en bourse n’est pas une activité réservée aux initiés ou aux personnes disposant de gros capitaux. Avec 50 € par mois, une stratégie claire et un horizon de 20 ans, il est mathématiquement possible de constituer un patrimoine de 30 000 à 50 000 € (selon un rendement annuel moyen de 7 à 9 %). Ce n’est pas de la magie : c’est l’effet des intérêts composés appliqué dans la durée.

Notre recommandation concrète pour démarrer en 2025 :

  1. Constituez d’abord 3 mois de dépenses en Livret A
  2. Ouvrez un PEA chez un courtier en ligne (Trade Republic ou Fortuneo selon votre profil)
  3. Investissez immédiatement même une petite somme pour “activer” la date d’ouverture du PEA (l’horloge fiscale des 5 ans commence à ce moment)
  4. Mettez en place un virement automatique mensuel sur un ETF MSCI World éligible PEA (ex : Amundi MSCI World UCITS ETF — ticker CW8, TER : 0,38 %)
  5. Ignorez la volatilité quotidienne. Vérifiez votre portefeuille une fois par trimestre, pas plus
  6. Augmentez progressivement votre effort d’épargne à chaque évolution de revenus

La bourse récompense la patience et pénalise l’impatience. Les investisseurs qui ont maintenu leur cap pendant le COVID-19 (mars 2020, −34 % en 3 semaines) ont vu leur portefeuille récupérer entièrement en 5 mois, puis atteindre de nouveaux sommets. Ceux qui ont vendu par panique ont cristallisé leurs pertes définitivement. Cette leçon, aussi simple qu’elle paraisse, résume 90 % de la philosophie d’un investissement boursier réussi.


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Questions frequentes

Quel est le montant minimum pour commencer à investir en bourse ?

Il n'existe aucun minimum légal pour investir en bourse en France. Certains courtiers comme Trade Republic permettent de démarrer avec 1 € sur des plans d'investissement programmés en ETF. En pratique, investir 50 à 100 € par mois est un seuil raisonnable pour que les frais de courtage restent proportionnés à la mise.

Peut-on perdre plus que son capital investi en bourse ?

Pour un investisseur particulier achetant des actions ou des ETF sans effet de levier, la perte maximale est limitée au capital investi (perte totale si l'entreprise fait faillite). En revanche, les produits à effet de levier comme les CFD ou les turbos peuvent entraîner des pertes supérieures au capital, c'est pourquoi l'AMF recommande de les éviter aux débutants.

Quelle est la différence entre un ETF et un fonds commun de placement (FCP) ?

Un ETF se négocie en temps réel en bourse comme une action, avec des frais annuels généralement inférieurs à 0,40 %. Un FCP se souscrit et se rachète une fois par jour à la valeur liquidative calculée en fin de séance, avec des frais souvent supérieurs à 1 % par an. Sur 20 ans, cet écart de frais peut représenter plusieurs dizaines de milliers d'euros de différence sur un portefeuille moyen.

Comment est imposée la revente d'actions dans un PEA après 5 ans ?

Après 5 ans de détention du PEA, les plus-values réalisées sont totalement exonérées d'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur les gains. Par exemple, une plus-value de 20 000 € dans un PEA de plus de 5 ans ne génère que 3 440 € de prélèvements sociaux, contre 6 000 € dans un CTO soumis au PFU de 30 %.

Faut-il déclarer ses investissements boursiers même si on n'a pas vendu ?

En France, les plus-values ne sont imposables qu'à la cession (vente) des titres, pas à la simple détention. Cependant, les dividendes perçus chaque année sont imposables dès réception, même sans vente. Votre courtier transmet automatiquement un IFU (Imprimé Fiscal Unique) à l'administration fiscale chaque année, que vous devez vérifier lors de votre déclaration de revenus.