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PEA ou Assurance-Vie : Quel Placement Choisir en 2025

PEA ou assurance-vie ? Fiscalité, plafonds, transmission : comparatif complet avec simulations chiffrées pour choisir selon votre profil en 2025.

12 min de lecture
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PEA ou Assurance-Vie : Quel Placement Choisir Selon Votre Profil

La question revient chaque année dans les cabinets de gestion de patrimoine : faut-il ouvrir un PEA, une assurance-vie, ou les deux ? En 2025, les Français détiennent collectivement plus de 1 990 milliards d’euros en assurance-vie et environ 110 milliards d’euros dans les PEA, selon les données de la Banque de France et de l’AMF. Ces deux enveloppes fiscales dominent l’épargne long terme des ménages, mais elles répondent à des logiques radicalement différentes. Choisir l’une plutôt que l’autre — ou les combiner intelligemment — peut faire une différence de plusieurs dizaines de milliers d’euros sur 20 ans.

L’erreur classique consiste à traiter ces deux produits comme interchangeables. Un PEA est une enveloppe boursière pure, taillée pour investir en actions européennes avec une fiscalité très avantageuse après 5 ans. L’assurance-vie est un contrat d’épargne multisupport — fonds en euros sécurisés, unités de compte actions ou immobilières — qui offre en plus un outil de transmission patrimoniale hors succession. Ce ne sont pas les mêmes outils, et ils ne servent pas les mêmes objectifs.

Cet article décortique les deux enveloppes dans le détail : plafonds, fiscalité, liquidité, cas d’usage, profils adaptés et pièges à éviter. Avec des chiffres concrets, des simulations réelles et une recommandation finale argumentée selon votre situation.


1. Le PEA : Mécanique, Règles et Avantages Fiscaux

Fonctionnement et plafonds légaux

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est encadré par les articles L221-30 à L221-32-3 du Code monétaire et financier. Il se décline en deux versions :

  • PEA classique (bancaire ou assurance) : plafond de versements fixé à 150 000 € par titulaire.
  • PEA-PME : complémentaire, dédié aux PME et ETI, plafond de 225 000 € — mais le cumul PEA + PEA-PME ne peut dépasser 225 000 € au total pour un même contribuable.

Un foyer fiscal composé de deux adultes peut donc cumuler jusqu’à 450 000 € de versements au total (150 000 + 225 000 × 2 titulaires), ce qui constitue une enveloppe très significative pour une stratégie patrimoniale ambitieuse.

Le PEA ne peut accueillir que des titres émis dans l’Union Européenne ou l’Espace Économique Européen (EEE), ainsi que des OPCVM (fonds communs de placement) dont l’actif est investi à au moins 75 % en titres européens éligibles. Les actions américaines, asiatiques ou les ETF répliquant le S&P 500 en direct sont exclus — sauf via des ETF synthétiques éligibles au PEA, une subtilité technique importante.

La fiscalité après 5 ans : le vrai levier

C’est ici que le PEA révèle sa puissance. La règle est simple :

  • Avant 5 ans : tout retrait entraîne la clôture du plan (sauf exceptions légales depuis la loi PACTE de 2019). Les plus-values sont soumises au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux).
  • Après 5 ans : les retraits partiels sont possibles sans clôture. Les plus-values sont totalement exonérées d’impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus.

La différence est massive. Sur une plus-value de 50 000 €, la fiscalité post-5 ans représente 8 600 € (17,2 % uniquement) contre 15 000 € avec le PFU (30 %). Un gain fiscal pur de 6 400 € sur ce seul exemple.

La rente viagère : exonération totale

Peu connu, le PEA offre une option encore plus avantageuse : convertir le capital en rente viagère après 8 ans de détention. Cette rente est alors totalement exonérée d’impôt sur le revenu et ne supporte les prélèvements sociaux que sur une fraction de son montant (selon l’âge du rentier, de 30 à 70 % de la rente est soumise aux prélèvements sociaux). Pour une stratégie de retraite, c’est un avantage considérable.


2. L’Assurance-Vie : Polyvalence et Transmission Patrimoniale

Un contrat multidimensionnel

L’assurance-vie n’est pas un produit unique mais une enveloppe juridique régie par les articles L132-1 et suivants du Code des assurances. Elle peut contenir :

  • Des fonds en euros : capital garanti, rendement moyen de 2,5 % à 3,5 % bruts en 2024-2025 selon les contrats (certains fonds euros boostés atteignent 4 % sous conditions de mise en unités de compte).
  • Des unités de compte (UC) : actions, SCPI, ETF, fonds thématiques — capital non garanti, mais potentiel de rendement supérieur.
  • Des fonds eurocroissance : intermédiaires, à garantie partielle à terme.

Il n’existe aucun plafond de versement sur un contrat d’assurance-vie, contrairement au PEA. Un chef d’entreprise cédant sa société peut théoriquement y verser plusieurs millions d’euros.

Fiscalité des rachats : la règle des 8 ans et des abattements

La fiscalité de l’assurance-vie dépend de la date d’ouverture du contrat, de la date des versements et de la durée de détention :

Pour les versements effectués après le 27 septembre 2017 :

Durée de détentionTaux d’imposition sur la plus-valueAbattement annuel
Moins de 8 ansPFU 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS)Aucun
Plus de 8 ans (encours < 150 000 €)24,7 % (7,5 % IR + 17,2 % PS)4 600 € (personne seule) / 9 200 € (couple)
Plus de 8 ans (encours > 150 000 €)30 % au-delà du seuil4 600 € / 9 200 €

L’abattement de 4 600 € par an (9 200 € pour un couple marié ou pacsé) est souvent sous-utilisé. Une stratégie de rachat partiel annuel planifié permet de sortir les plus-values progressivement en quasi-franchise d’impôt.

L’atout transmission : hors succession jusqu’à 152 500 €

C’est l’avantage distinctif et décisif de l’assurance-vie sur le PEA. En cas de décès, les capitaux transmis via l’assurance-vie échappent aux droits de succession classiques dans la limite de :

  • 152 500 € par bénéficiaire pour les versements effectués avant 70 ans (article 990 I du CGI).
  • 30 500 € d’abattement global pour les versements effectués après 70 ans (article 757 B du CGI), mais les intérêts générés restent exonérés.

Pour un couple avec deux enfants, cela représente une capacité de transmission hors succession de 305 000 € (152 500 × 2 bénéficiaires) par parent, soit potentiellement 610 000 € transmissibles sans droits de succession au niveau du foyer. C’est un avantage patrimonial que le PEA ne peut absolument pas offrir — le PEA est clôturé au décès et intégré à la succession.


3. Tableau Comparatif Détaillé PEA vs Assurance-Vie

CritèrePEAAssurance-Vie
Plafond de versements150 000 € (+ 225 000 € PEA-PME)Illimité
Supports disponiblesActions UE/EEE, OPCVM éligiblesFonds euros, UC (actions monde, SCPI, ETF…)
Fiscalité plus-values après seuil17,2 % (PS seuls) après 5 ans24,7 % après 8 ans (encours < 150 k€)
Abattement annuelAucun4 600 € / 9 200 € (couple) après 8 ans
Transmission au décèsIntégré à la successionHors succession jusqu’à 152 500 €/bénéficiaire
LiquiditéBonne (retraits libres après 5 ans)Excellente (rachats possibles à tout moment)
Garantie du capitalNon (100 % marché)Partielle (fonds en euros garanti)
Rente viagèrePossible, exonérée IR après 8 ansPossible, fiscalité variable
Nombre par personne1 PEA + 1 PEA-PME maximumIllimité
Ouverture minimalePas de minimum légalSelon assureur (50 € à 1 000 €)
Profil rendement/risqueÉlevé (actions européennes)Modulable (de sécurisé à dynamique)

4. Deux Simulations Chiffrées pour Mieux Décider

Simulation 1 : L’investisseur de 35 ans qui prépare sa retraite

Profil : Marie, 35 ans, cadre supérieure, capacité d’épargne mensuelle de 500 €, horizon 25 ans, tolérance au risque modérée-élevée.

Scénario PEA : Marie verse 500 €/mois dans un PEA investi sur un ETF World éligible PEA (rendement annuel moyen hypothétique de 7 %). Au bout de 25 ans :

  • Versements cumulés : 150 000 € (plafond atteint en 25 ans)
  • Capital final estimé (avec intérêts composés) : ~406 000 €
  • Plus-value brute : ~256 000 €
  • Fiscalité à la sortie (17,2 % PS uniquement) : ~44 000 €
  • Capital net : ~362 000 €

Scénario Assurance-Vie (mêmes conditions, mêmes UC actions) :

  • Même capital brut : ~406 000 €
  • Fiscalité à la sortie : 30 % au-delà du seuil de 150 000 € d’encours (partie des plus-values soumise à 30 %), compensée par les abattements annuels si rachats fractionnés
  • En sortie groupée : fiscalité estimée à ~55 000 à 65 000 €
  • Capital net : ~341 000 à 351 000 €

Écart en faveur du PEA : entre 11 000 € et 21 000 € sur 25 ans, à rendement égal. Pour un investisseur pur en actions européennes avec horizon retraite, le PEA l’emporte clairement.

Simulation 2 : Le chef d’entreprise de 55 ans et la transmission patrimoniale

Profil : Paul, 55 ans, chef d’entreprise, patrimoine financier de 400 000 €, deux enfants adultes, objectif transmission + revenus complémentaires.

Avec uniquement un PEA :

  • Plafond maximal utilisé : 150 000 €
  • Au décès, les 400 000 € intègrent la succession
  • Droits de succession pour deux enfants (après abattement de 100 000 € par enfant) : sur la base de 200 000 € taxables, taux marginal de 20 % → environ 38 000 € de droits

Avec 300 000 € en assurance-vie (avant 70 ans) :

  • 152 500 € × 2 bénéficiaires = 305 000 € transmis hors succession et hors droits
  • Les 100 000 € restants en PEA/autres placements intègrent la succession avec abattements standard
  • Économie fiscale estimée : 30 000 à 40 000 €

Pour Paul, l’assurance-vie devient un outil de transmission familiale bien plus puissant que le PEA, même si le rendement des deux enveloppes était strictement identique.


5. Quel Profil Correspond à Quel Placement ?

Le PEA est fait pour vous si…

Vous êtes jeune (25-45 ans) avec un horizon d’investissement long (10-25 ans), une appétence pour les marchés actions et l’objectif principal de capitaliser pour la retraite ou un projet à long terme. Le PEA offre la meilleure fiscalité nette sur les plus-values actions, point final.

Vous avez déjà une assurance-vie et souhaitez compléter avec une enveloppe 100 % actions sans les frais de gestion des unités de compte en assurance-vie (les ETF en direct dans un PEA coûtent souvent moins cher). Un PEA bancaire chez un courtier en ligne (Boursorama, Fortuneo, Bourse Direct) affiche des frais de courtage de 0,09 % à 0,5 % par ordre, sans frais de gestion annuels récurrents sur le contrat lui-même.

Vous ciblez spécifiquement les actions européennes : le PEA force une allocation Europe, ce qui peut être une discipline vertueuse pour diversifier un patrimoine déjà exposé aux marchés mondiaux via d’autres enveloppes.

L’assurance-vie est indispensable si…

Vous avez un patrimoine constitué et des préoccupations de transmission. Dès que votre objectif inclut de transmettre du capital à vos enfants, neveux ou partenaires non mariés (surtaxés en succession classique), l’assurance-vie est irremplaçable.

Vous cherchez une épargne de précaution rémunérée : les fonds en euros garantis à 2,5-3,5 % bruts offrent une alternative aux livrets saturés (Livret A plafonné à 22 950 €, taux à 2,4 % en 2025) sans risque en capital.

Votre horizon est incertain ou court : l’assurance-vie autorise des rachats à tout moment, même dans les premières années (avec une fiscalité certes moins avantageuse avant 8 ans, mais sans blocage).

Vous souhaitez investir au-delà de 150 000 € en produits financiers dans une enveloppe fiscalement optimisée : l’assurance-vie est la seule option sans plafond.


6. Pièges à Éviter et Erreurs Courantes

Erreur n°1 : Ouvrir un PEA “pour plus tard” sans y verser immédiatement Le délai de 5 ans court à partir de la date du premier versement, pas de l’ouverture administrative. Ouvrir un PEA avec 1 € dès aujourd’hui, même sans capacité d’investissement, est une décision rationnelle : vous démarrez le compteur fiscal. À 5 ans révolus, tous vos versements ultérieurs bénéficient immédiatement de la fiscalité allégée.

Erreur n°2 : Négliger les frais de l’assurance-vie Tous les contrats d’assurance-vie ne se valent pas. Les frais d’entrée (jusqu’à 4-5 % sur certains contrats bancaires traditionnels), les frais de gestion annuels sur UC (0,5 % à 1 % par an) et les frais d’arbitrage peuvent amputer significativement la performance. Sur 20 ans, 1 % de frais supplémentaires annuels sur 100 000 € représente une perte de ~22 000 € de capital (à 5 % de rendement brut). Privilégier les contrats en ligne (Linxea, Lucya Cardif, Yomoni) avec frais de gestion UC à 0,5-0,6 % maximum.

Erreur n°3 : Oublier de désigner des bénéficiaires en assurance-vie Sans clause bénéficiaire renseignée, les capitaux tombent dans la succession et perdent leur avantage fiscal. La clause doit être précise (prénom, nom, date de naissance), mise à jour après chaque changement familial (divorce, naissance) et idéalement acceptée par le notaire. Cette erreur est encore commise par environ 15 % des souscripteurs selon les études professionnelles.

Erreur n°4 : Croire que le PEA est bloqué pendant 5 ans Depuis la loi PACTE du 22 mai 2019, les retraits partiels sont possibles après 5 ans sans clôture automatique du plan. Avant 5 ans, certaines exceptions autorisent des retraits sans pénalité (licenciement, invalidité, liquidation judiciaire). Le PEA n’est pas un produit tunnel.

Erreur n°5 : Arbitrer entre PEA et assurance-vie au lieu de les cumuler Pour un profil patrimonial complet, la stratégie optimale n’est pas “l’un ou l’autre” mais une combinaison réfléchie :

  1. PEA : 150 000 € en actions européennes, fiscalité minimale
  2. PEA-PME : jusqu’à 75 000 € supplémentaires en PME/ETI
  3. Assurance-vie : solde du patrimoine financier, objectif transmission et diversification (fonds euros + UC monde)

Notre Avis et Recommandation Finale

Après analyse comparative approfondie, voici notre recommandation structurée par profil :

Si vous avez moins de 45 ans, un horizon de 15+ ans et peu de préoccupation de transmission immédiateCommencez par le PEA. Ouvrez-le dès aujourd’hui même avec un versement symbolique, puis alimentez-le en priorité avec des ETF actions diversifiés (CAC 40, Euro Stoxx, ETF World synthétique éligible). Vous bénéficierez de la meilleure fiscalité nette sur les plus-values actions à la retraite.

Si vous approchez de 50-55 ans, avez des enfants et un patrimoine déjà constituéL’assurance-vie devient prioritaire. Versez avant 70 ans pour maximiser les abattements transmission de 152 500 € par bénéficiaire. Combinez fonds euros sécurisés et UC actions pour garder du rendement.

Si vous êtes dans une situation intermédiaire (35-50 ans, patrimoine en construction)Adoptez les deux enveloppes en parallèle selon cette logique : PEA jusqu’au plafond pour les actions, assurance-vie pour tout le reste (sécurité, diversification, transmission). C’est la stratégie la plus robuste fiscalement et patrimonialement.

Un dernier chiffre pour illustrer l’enjeu : un épargnant qui aurait ouvert un PEA investi sur l’indice CAC 40 en janvier 2010 avec 10 000 € aurait transformé ce capital en environ 35 000 à 40 000 € fin 2024 (selon reinvestissement des dividendes). La fiscalité à la sortie : 17,2 % sur 25 000 € de plus-values ≈ 4 300 €. Avec le PFU, la note aurait été de 7 500 €. Trois mille deux cents euros économisés grâce au seul choix de l’enveloppe. Multiplié à l’échelle d’une vie d’épargnant, ces arbitrages fiscaux représentent des sommes qui changent concrètement la trajectoire patrimoniale d’un ménage.


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Questions frequentes

Peut-on avoir à la fois un PEA et une assurance-vie ?

Oui, et c'est même la stratégie recommandée pour un patrimoine complet. Le PEA est limité à 150 000 € de versements et se concentre sur les actions européennes, tandis que l'assurance-vie est illimitée et offre des avantages successoraux uniques de 152 500 € par bénéficiaire. Les deux enveloppes sont complémentaires et non exclusives.

Quelle est la fiscalité du PEA après 5 ans en 2025 ?

Après 5 ans de détention, les plus-values réalisées sur un PEA sont totalement exonérées d'impôt sur le revenu. Seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus. Cela représente une économie significative par rapport au Prélèvement Forfaitaire Unique de 30 % applicable avant ce délai ou sur un compte-titres ordinaire.

L'assurance-vie est-elle bloquée pendant 8 ans ?

Non, l'assurance-vie n'est jamais bloquée. Vous pouvez effectuer un rachat partiel ou total à tout moment, quelle que soit la durée de détention. Les 8 ans constituent uniquement un seuil fiscal : après cette durée, vous bénéficiez d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les plus-values et d'un taux d'imposition réduit à 7,5 % en dessous de 150 000 € d'encours.

Quel est le meilleur placement entre PEA et assurance-vie pour préparer la retraite ?

Pour la retraite avec un horizon supérieur à 15 ans, le PEA offre généralement la meilleure fiscalité nette sur les plus-values actions (17,2 % contre 24,7 % minimum en assurance-vie). Une simulation sur 25 ans avec 500 €/mois à 7 % annuel montre un avantage net du PEA de 11 000 à 21 000 € par rapport à l'assurance-vie. Toutefois, si la transmission est également un objectif, l'assurance-vie reste indispensable en complément.

Que se passe-t-il en cas de décès pour un PEA et une assurance-vie ?

Le PEA est clôturé au décès du titulaire et son contenu intègre l'actif successoral, soumis aux droits de succession classiques selon le barème en vigueur. L'assurance-vie bénéficie d'un régime bien plus favorable : les capitaux versés avant 70 ans sont transmis hors succession avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire désigné, ce qui peut représenter une économie de plusieurs dizaines de milliers d'euros en droits de succession.